29 février 2012
Historique du SYNATEB
Introduction
‘’Le SYNATEB est le plus grand syndicat de la Fonction Publique’’ dixit l’actuel ministre de la Fonction Publique. Ces propos ne sont pas de nature à féliciter le SYNATEB ou ses militants. C’est un cri de détresse et d’incapacité devant ce syndicat qui surprend plus d’un. Par contre, quand un militant SYNATEB entend ces propos, il est ragaillardi et fier. Quelle est cette structure qui fait tant peur ?
Bref aperçu du syndicalisme dans le milieu éducatif
Le Syndicat des Enseignants Africains de Haute Volta (SNEA-HV) qui regroupait les enseignants du primaire comme ceux du secondaire vit le jour en 1947. Par la suite, les enseignants du secondaire se retireront du SNEA-HV pour créer le SUVESS devenu par la suite Syndicat Unique des Enseignants du Secondaire et du Supérieur, aujourd’hui SNESS.
Des divergences de lignes syndicales au sein du SUVESS vont conduire à la création du Syndicat National des Travailleurs de l’Education et de la Recherche (SYNTER) en 1981.
Après le licenciement massif des enseignants du primaire sous la révolution en 1984, le SNEAH-HV va connaître d’énormes difficultés. Des tentatives de liquider ce syndicat en le remplaçant par le Syndicat National des Enseignants du Burkina (SNEB, composé essentiellement de CDR) ont été orchestrées, mais ont connu un échec.
La nécessité d’un syndicat combatif, révolutionnaire de lutte de classe au niveau de l’enseignement de base, s’est fait sentir au cours des années 1990 compte tenu de l’opportunisme ambiant qui prévalait au sein du Syndicat National des Enseignants Africains de Haute-Volta (SNEAHV).
Suite à la grève de mars 1984 qui a vu le licenciement de plus de 1600 instituteurs, plusieurs forces du Conseil National de la Révolution (CNR), entreprirent de créer chacune, son syndicat afin de contrôler les actions des enseignants du primaire. Ainsi fut créé le Syndicat National des Enseignants du Burkina (SNEB), puis le SYNDEB (Syndicat des Enseignants des Burkina) qui a été un mort né.
A la faveur du retour de notre pays dans le processus démocratique en 1991, plusieurs courants politiques vont à leur tour entreprendre de conquérir et de contrôler les syndicats au niveau du primaire. Mais tous avaient pour objectif de les livrer au pouvoir politique, afin de mieux se positionner à la table du festin (nominations).
La naissance du SYNATEB
C’est dans cette ambiance de traitrise et d’hypocrisie que s’est tenu le congrès unitaire SNEAHV-SNEB. Avant même la naissance de l’organisation, les dés étaient pipés, de sorte que le nouveau bureau était bloqué dans toute action visant l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants et pour cause : les différentes fractions au sein du bureau national, représentaient des intérêts divergents et à l’opposé de ceux des enseignants.
Dès lors des dissensions vont naître au sein de l’appareil dirigeant du SNEA-B. Les bases qui aspiraient à la résolution de leurs problèmes se virent bloquer par les instances supérieures. Dans les sections, les militants s’aperçurent très vite de la trahison du BN. De ce fait deux options pointèrent à l’horizon : demeurer dans le SNEA-B sans lutter ou entrevoir la création d’un nouvel instrument de lutte en milieu enseignant ?
La seconde option semblait la plus réaliste. C’est ainsi que la section du Boulgou et le comité CGT-B de l’enseignement de base vont jouer le rôle de pionnier en créant le Syndicat National des Travailleurs de l’Education de Base, le 28 mai 1995. La création du SYNATEB devient un évènement historique. Un syndicat révolutionnaire de lutte de classe allait se positionner dans le monde de l’éducation de base avec des objectifs clairs et réalistes (voir statuts et règlement intérieur du SYNATEB).
Les lutte du SYNATEB
Le nouveau syndicat va vite conquérir la confiance des travailleurs de l’éducation de base par ses luttes, ses prises de position et sa ligne syndicale. Sa capacité de mobilisation surprit les plus sceptiques.
En mesurant sa force de mobilisation incontestable au sein du monde éducatif de base, il engagera une série de grèves et de négociations pour obtenir de meilleures conditions de vie et de travail pour les enseignants. Entre autres, le SYNATEB refusera d’avaliser la Réforme Globale de l’Administration Publique (RGAP) et le Plan Décennal de Développement de l’Education de Base (PDDEB) dont l’objectif premier était la contractualisation des enseignants, le blocage de leurs salaires et la précarisation de leurs emplois. Il dénoncera les innovations pédagogiques (classes à double flux, classes multigrades, écoles satellites) qui sans contexte ont contribué à la baisse de la qualité de l’enseignement dans notre pays.
Le SYNATEB ne restera pas indifférent à la baisse du pouvoir d’achat des éducateurs, due d’une part à la stagnation des salaires et d’autre part à la montée vertigineuse des prix des produits de première nécessité tels que le riz, le lait, l’huile, le sucre, le carburant etc.
Il va enfin conformément à l’article 5 de ses statuts et règlement intérieur s’impliquer dans la défense des libertés démocratiques et syndicales aux côtés des masses laborieuses du Burkina Faso.
C’est ainsi que le SYNATEB mobilisera plus de 60% des enseignants pouvant observer la grève.
Mais très tôt, l’opportunisme va gagner certains responsables du jeune mouvement notamment l’ex SG (Eric ZABSONRE), qui démasqué, décida de s’exclure du SYNATEB.
La lutte contre la déviation droitière dans le SYNATEB a atteint son point culminant lors du 2ème congrès ordinaire désormais historique des 29, 30 et 31 août 2000 qui a réaffirmé la ligne révolutionnaire et anti-impérialiste de notre syndicat.
Désormais, le paysage syndical est clair. D’un côté, nous avons le syndicalisme de collaboration de classe, syndicalisme désuet, alimentaire animé par les laquais du pouvoir et de l’autre, le syndicalisme révolutionnaire de lutte de classe représenté par le SYNATEB.
Une telle option met fin aux errements, définit le cadre de lutte et les alliances nécessaires pour l’aboutissement de nos luttes. Il appartient aux structures et aux militants de jouer pleinement leur rôle en vue de revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail pour l’ensemble des travailleurs de l’éducation de base.
Quelques acquis des luttes du SYNATEB
De sa création à nos jours, le SYNATEB aura été sur tous les fronts : boycott des GAP et des conférences pédagogiques, boycott des fiches de notation, boycott de l’encadrement des stagiaires des ENEP et de l’’ENS-UK, grèves solitaires, grèves unitaires, marches, sit-in, sit-in illimité. Au cours de ces luttes, de nombreux militants auront subi des multitudes de brimades : injures, affectations arbitraires, coupures illégales pour fait de grèves, rejets de dossiers de candidatures aux concours professionnels. Malgré tout, face à des travailleurs déterminés, le front de lutte s’élargissait confirmant ainsi la primauté du SYNATEB.
C’est ainsi qu’en moins de deux décennies d’existence, malgré les trahisons et les attaques incessants de certains soit disant syndicats de l’éducation de base, le SYNATEB a pu engranger les acquis suivants :
- l’augmentation des frais de correction de la copie à l’examen du CEP et du concours d’entrée en 6ème de 50 à 100 FCFA avec le maintien de la double correction en 2002 ;
- la prise en charge financière des GAP et des conférences pédagogique à partir de l’année scolaire 2004-2005 ;
- la participation des syndicats aux commissions d’affectation (niveau national, régional, provincial et CEB) à partir de 2004-2005 ;
- l’abandon du recrutement des maîtres PPTTE par le MEBA en 2004 ;
- le rejet des affectations sanctions par le MEBA en 2005 ;
- les conclusions de l’évaluation des 10 ans de la RGAP qui ont consacré la faillite totale de la RGAP en octobre 2010
- l’apurement des arriérés d’avancement de 2007, 2008, 2009 et bientôt 2010 et 2011 sans condition de notes ;
- la relecture du nouveau système d’évaluation avec la participation des syndicats de la Fonction Publique ;
- la relecture programmée de la loi 013 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la Fonction Publique ;
- la réflexion engagée par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation et le Ministère de la Santé avec les syndicats sur le recrutement régional, en vue de sa suppression pure et simple ou son maintien avec des aménagements pour permettre la mobilité des agents concernés;
- la révision de la carrière des enseignants brimés en cours de traitement avec incidence financière ;
- la prise en compte de l’Instituteur Principal(IP) comme encadreur lors de l’organisation de la conférence annuelle des enseignants ;
- l’octroi des frais d’encadrement aux maîtres conseillers en attendant la hausse des différents taux et leur inscription dans la grille indemnitaire
- etc.
Les alliés du SYNATEB
Le SYNATEB est membre de la grande famille des syndicats révolutionnaires de lutte de classe qui est le collectif syndical CGT-B composé de la CGT-B, du SATB, du SYNTAS, du SYNATEL, du SYNATIC et du SYNATEB avec comme porte-parole le Secrétaire Général de la CGT-B.
Il est membre :
- du collectif des organisations démocratiques de masses et de partis politiques (CODMPP) ;
- de la Coalition Nationale de lutte contre la vie chère ;
- du réseau SOCIAL ALERT Burkina (ASAB)
- de la Coalition Nationale de lutte pour l’éducation pour tous (CN-EPT/BF)
Les perspectives de lutte
Pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs de l’éducation de base, le SYNATEB va engager des luttes pour :
- l’augmentation de la prise en charge des enseignants lors de leur conférence annuelle ainsi que son élargissement aux enseignants du privé ;
- l’alignement de la prise en charge des IP à celui des autres encadreurs ;
- l’ouverture d’une ligne conséquente pour l’organisation pratique de la conférence annuelle des enseignants ;
- l’augmentation de la prise en charge des participants lors des GAP ainsi que son élargissement aux enseignants du privé ;
- la relecture de la loi 013 afin de supprimer entre autres, toutes les dispositions qui freinent la promotion des travailleurs de l’éducation de base ;
- la création d’un statut particulier et motivant pour le personnel de l’éducation de base ;
- la formation adéquate du personnel enseignant après l’adoption des nouveaux outils, pour une bonne mise en œuvre du nouveau système d’évaluation.
Conclusion
Les acquis majeurs engrangés l’ont été grâce à l’engagement sans faille de ces vaillants travailleurs de l’éducation de base qui chaque année adhèrent par milliers à notre syndicat. Parmi eux, nombreux sont aujourd’hui des cadres supérieurs de notre ministère. Le SYNATEB, syndicat des travailleurs de l’éducation de base (IA, IAC, IP, CPI, IEPD, AAU, AIU, CASU, CISU, chauffeurs, Juristes….), est le votre. Il est votre outil le plus précieux pour la défense de vos intérêts matériels et moraux et de ceux des plus opprimés de notre pays et de ce monde. Il deviendra ce que vous voudriez qu’il soit.
Vive le SYNATEB
Vive le Collectif syndical CGT-B
SYNATEB = UNITE – COMBATIVITE - JUSTICE
08 décembre 2011
MOTION DE CONDAMNATION DES VELEITES DE REVISION DE L’ARTICLE 37
Considérant que la limitation des mandats présidentiels a toujours été une disposition inscrite en lettres d’or dans les différentes constitutions de notre pays ;
Considérant que la constitution adoptée en juin 1991 qui reste la loi fondamentale de notre pays a réaffirmé la limitation des mandats présidentiels à deux
Considérant que cette disposition constitue l’expression et le résultat d’un consensus largement partagé par toutes les composantes sociales de notre pays ;
Considérant que les tenants de la IV ème république affichent une volonté farouche à
tripatouiller la constitution Burkinabè ;
Considérant que la modification de l’article 37 de la loi fondamentale consacrera un
pouvoir à vie au capitaine Blaise Compaoré
Nous délégués au 16è conseil syndical ordinaire du SYNATEB,
-Condamnons fermement d’éventuelle modification de l’article 37 de notre constitution
-Exigeons l’arrêt pur et simple de cette velléité de révision lourde de conséquences pour notre pays.
Ouagadougou, le 3 décembre 2011
MOTION DE CONDAMNATION SUR LES
ATTEINTES AUX LIBERTES DEMOCRATIQUES ET SYNDICALES
Considérant que les libertés démocratiques et syndicales dans notre pays ont été chèrement conquises suite à d’âpres batailles et luttes organisées des travailleurs syndiqués et des autres composantes de notre peuple ;
Considérant que la liberté syndicale est garantie par la constitution de note pays ;
Considérant que la consolidation et l’élargissement des libertés démocratiques et syndicales constituent une tâche permanente pour chaque syndicat, chaque militant et chaque démocrate,
Considérant que le gouvernement du pouvoir de la quatrième république use comme à son habitude de méthodes dilatoires et répressives pour liquider les syndicats combatifs;
Considérant que l’administration se cache derrière les affectations par nécessité pour régler ses comptes à certains militants du
SAMAE,SYNAJ,SATB,SYNATEB etc ;
Considérant que ces pratiques constituent des atteintes graves aux libertés démocratiques et syndicales
Nous, délégués au seizième conseil syndical ordinaire du SYNATEB , tenu les 2 et 3 décembre 2011-12-03 à Ouagadougou condamnons vigoureusement ces atteintes aux libertés démocratiques et syndicales et exigeons l’arrêt pur et simple de ces pratiques
Ouagadougou, le 3 décembre 2011
APPEL AU RENFORCEMENT DU COURANT SYNDICAL
REVOLUTIONNAIRE DE LUTTES DE CLASSE
Considérant que le libéralisme sauvage a entrainé dans notre pays des privatisations criminelles, des licenciements abusifs, la vie chère etc.
Considérant que le système capitaliste anti travailleurs crée et développe le courant syndical opportuniste qui se transforme en supplétif contre les intérêts des travailleurs à travers le monde et particulièrement au Burkina Faso ;
Considérant que le syndicalisme révolutionnaire de luttes de classe reste une orientation authentique d’organisation et de conscientisation des travailleurs ;
Considérant que le SYNATEB ,sur la base de ses textes fondamentaux a inscrit son action dans ce courant syndical et partant ,s’est solidarisé avec les peuples en luttes
Considérant que d’autres organisations syndicales nationales et internationales se sont engagés dans ce courant révolutionnaire ;
Nous, délégués au sixième conseil syndical ordinaire du SYNATEB tenu les 2 et 3 décembre 2011 à Ouagadougou, appelons
tous les travailleurs de l’éducation de base à renforcer le courant syndical révolutionnaire de lutte de classe.
Ouagadougou, le 3 décembre 2011
APPEL A L’AUGMENTATION CONSEQUENTE
DE LA PRISE EN CHARGE DES GAP
Considérant que les GAP constituent un cadre de formation continue indispensable pour un bon rendement scolaire
Considérant que la prise en charge conséquente des GAP aide à susciter un intérêt à la participation effective des membres aux
rencontres ;
Considérant le contexte de vie chère généralisée et particulièrement accentuée au Burkina Faso
Considérant que les sommes allouées pour la participation et la reproduction des travaux des GAP sont inferieures à celles fixées dans le régime indemnitaire en vigueur au Burkina Faso
Considérant que le bureau des GAP fonctionne sans aucune ressource financière
Nous, délégués au seizième conseil syndical su SYNATEB, tenu les 2 et 3 décembre 2011 à Ouagadougou, appelons tous les travailleurs de l’éducation de base à se mobiliser pour l’augmentation de la prise en charge de GAP :
-De 2000f à 2500f par participant et par rencontre,
-De 2500f à 7500f pour chaque coordonnateur et par rencontre
-60 000f par trimestre et par GAP pour le fonctionnement interne (téléphone, carburant, reproduction des documents, secrétariat)
Ouagadougou, le 3 décembre 2011
APPEL AU BOYCOTT DES
STAGES DE RECYCLAGE SANS PRISE EN CHARGE
Considérant que le SYNATEB se bat pour une éducation de qualité au profit des enfants du peuple
burkinabé
Considérant qu’une éducation de qualité passe par une formation continue des enseignants à
travers des stages de recyclage
Considérant que les autorités du MENA refusent d’ouvrir une ligne budgétaire afin de prendre en charge les stages de recyclage
Considérant que certains responsables déconcentrés du MENA veulent à tout prix imposer aux enseignants des formations sans prises en charge,
Nous, délégués au 16è conseil syndical du SYNATEB, tenu les 2 et 3 décembre 2011 à Ouagadougou,
- Exigeons des autorités du MENA l’ouverture d’une ligne budgétaire pour la prise en charge conséquente des stages de recyclage
- Appelons tous les travailleurs de l’éducation nationale et de l’alphabétisation au boycott des stages de recyclage sans prise en charge
Ouagadougou, le 3 décembre 2011
Le Conseil
MOTION DE SOUTIEN ET
D’ENCOURAGEMENT AU BN ET A L’ENSEMBLE DES MILITANTS DU SYNATEB
Considérant que le SYNATEB à travers sa direction a toujours fait de la défense des intérêts matériels et moraux de tous les travailleurs de l’éducation de base conformément à sa ligne révolutionnaire de lutte de classe ,son cheval de bataille
Considérant que la décision du Bureau national d’engager les militants pour un sit in illimité à partir du 23 mai 2011 pour exiger
l’apurement des avancements sans conditions de notes est juste et légitime ;
Considérant que cette lutte a connu un franc succès et une victoire historique qui se traduisent par la constatation des actes d’avancement avec incidence financière et une relecture concertée de la nouvelle fiche d’évaluation ;
Considérant que cette victoire éclatante a suscité chez les partisans du courant syndical opportuniste des réactions malsaines et indignes des responsables qui prétendent se poser en défenseur des intérêts matériels et moraux des travailleurs de l’éducation de
base ;
Nous, délégués au 16è conseil syndical du SYNATEB, tenu les 2 et 3 décembre 2011 à Ouagadougou,
- Félicitons et encourageons l’ensemble des militantes et militants du SYNATEB
- Exprimons solennellement notre soutien ferme et indéfectible au BN pour sa clairvoyance,
Ouagadougou, le 3 décembre 2011
RECOMMANDATION POUR DES STAGES DE RECYCLAGE ET UNE AUGMENTATION DES FRAIS DES MAITRES CONSEILLERS, DES
DIRECTEURS D’ECOLE D’APPLICATION ET DES CPI ET DES CCEB
Considérant que les élèves stagiaires complètent leur formation théorique par une formation
pratique dans les écoles d’application ;
Considérant qu’une bonne administration de cette formation pratique nécessite des stages de recyclage à l’intention des maîtres conseillers, des directeurs d’école d’application et des conseillers pédagogiques itinérants( CPI) et des chefs de circonscription d’éducation de base(CCEB) ;
Considérant que les stages de recyclage de ces principaux acteurs malgré leur nécessité absolue ne sont pas réalisés par les autorités du MENA ;
Considérant que les frais de stages versés restent dérisoires au regard de l’énormité de la tâche de formations pratiques dispensées aux stagiaires;
Nous, délégués au 16è conseil syndical du SYNATEB, tenu les 2 et 3 décembre 2011 à Ouagadougou, recommandons :
- -l’institution de stages de recyclage annuels au profit de tous les enseignants et encadreurs pédagogiques (IP ,CPI ,CCEB) intervenant dans les écolesd’application du pays ;
- -l’attribution d’une indemnité mensuelle de 10 000f par maitre conseiller , 15 000f par mois et par directeur d’école d’application et de 20 000f par trimestre pour les s CCEB et CPI.
Ouagadougou, le 3 décembre 2011
MOTION DE REMERCIEMENT
-Considérant la tenue réussie du présent conseil syndical ;
-Considérant que pour une telle réussite, il a fallu une très grande mobilisation des
ressources ;
-Considérant les contributions diverses ;
-Considérant que ces contributions ont été très utiles pour l’organisation et la tenue de ce présent conseil
Nous, délégués au 16è conseil syndical tenu les 2 et 3 décembre 2011 à Ouagadougou , adressons nos sincères remerciements au :
- Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation
- Ministère de le Fonction Publique
-Directeur Général de l’ATB pour nous avoir favorisé et facilité la tenue de ce conseil dans ce cadre enchanteur
Ouagadougou, le 3 décembre 2011
RESOLUTION FINALE DU 16ème CONSEIL SYNDICAL DU SYNATEB
RESOLUTION FINALE du 16e conseil syndical
Conformément à ses dispositions statutaires, le SYNATEB a tenu son 16e conseil syndical les 2 et 3 décembre 2011 à l’Atelier Théâtre Burkinabè (ATB) autour du thème :«Quelles stratégies de mobilisation pour le renforcement des capacités politiques, organisationnelles et financières du SYNATEB ». Il a eu pour objectif d’évaluer la mise en œuvre des directives du 6e congrès en vue du renforcement des capacités politiques, organisationnelles et financières des délégués pour une meilleure prise en charge de la gestion du syndicat à tous les niveaux.
Ce conseil a regroupé :
-les membres du bureau national,
-des délégués venus de quarante trois (43) sections et comités spécifiques
-et des invités du collectif syndical CGTB
Il s’est tenu dans un contexte international marqué par un approfondissement de plus en plus prononcé de la crise du système capitaliste impérialiste. En effet, partie d’une crise financière consécutive à des spéculations de toutes sortes sur les marchés financiers, le système capitaliste international s’est retrouvé confronté à une crise économique plus grave que celle de 1929 avec pour corollaires des agressions contre les acquis sociaux et des mesures antisociales contre les travailleurs et les populations pauvres des pays sous développés et des pays riches.
Au plan national, la situation se caractérise par une grave crise socio-politique et militaire qui ébranle les fondements du pouvoir de la 4e République. Ainsi depuis février 2011, de nombreuses manifestations ont vu l’entrée en scène de nouveaux acteurs telles que les masses paysannes appauvries par l’exploitation féroce des multinationales, bras armés de la françafrique et du néocolonialisme, les militaires ainsi que la jeunesse populaire scolaire et estudiantine qui a résolu de se battre pour l’élargissement des libertés et contre l’impunité. Pour répondre aux préoccupations des diverses couches ociales le pouvoir de la 4e République s’est engagé dans le dilatoire en recevant les différentescouches socioprofessionnelles et en mettant en place un Comité Consultatif sur les Réformes Politiques (CCRP) décriée par la très grande majorité des structures syndicales et des organisations de la société civile les plus représentatives. En dépit de ce rejet général de son CCRP, le pouvoir persiste comme à sonhabitude d’imposer ses solutions bancales à notre peuple en convoquant des assises nationales sur les reformes politiques où en toile de fond se profile la révision de l’article 37.
C’est dans ce climat délétère que se sont déroulées les négociations gouvernement-syndicats autour de l’examen des revendications inscrites dans le cahier de doléances 2011 des syndicats. Si de ces négociations des acquis importants ont été arrachés tels que l’augmentation de 5% indexé à la valeur du point indiciaire ou au salaire de base pour compter du 1er janvier 2012 des salaires des agents de la Fonction publique, l’extension des indemnités de logement et de sujétion à l’ensemble des agents de la Fonction publique, la mise en œuvre du check-off, le principe de la mise en place des permanents syndicaux et les élections professionnelles, ilreste que des revendications ne sont toujourspas satisfaites. D’où l’exigence de continuer la mobilisation pour les luttes futures.
Suite au succès de la lutte dans le boycott des fiches d’évaluation, les délégués au 16e conseil syndical ont tenu à rendre un hommage appuyé à l’ensemble des militantes et militants et les félicitent pour leur mobilisation sans précédent lors du mot d’ordre de sit-in illimité de mai 2011. Ils ont souhaité que la mobilisation pour une participation plus massive aux luttes organisées par le mouvement syndical et la Coalition contre la Vie Chère (CCVC), soit maintenue et renforcée pour des victoires plus éclatantes.
Le traitement du thème, fait en sous commissions et en plénière, a porté sur :
-le recrutement et la mobilisation des militants,
-la mobilisation des ressources financières
-et l’examen de la plateforme revendicative.
Ainsi ,que ce soit à propos du recrutement et de la mobilisation des militants ou de la mobilisation des ressources financières, les délégués ont répertorié sur la base du fonctionnement des structures du syndicat, les principales difficultés organisationnelles et financières qui minent la vie de notre organisation tant aux niveaux national que local. Ces difficultés ont fait l’objet d’une analyse approfondie et des stratégies appropriées ont été identifiées.
Le défi qui s’impose à nous maintenant c’est celui de la mise en œuvre de ces stratégies afin de renforcer considérablement notre syndicat.
L’examen de la plateforme revendicative du syndicat a permis aux délégués de faire le rappel des différents points de revendication et d’élaborer une plateforme minimale. Cette plateforme minimale qui synthétise les préoccupations de l’ensemble des travailleurs de l’éducation de base sera transmise au MENA en vue de son examen et éventuellement de sa satisfaction.
Les délégués au conseil ont pris huit (8) motions et recommandations qui font partie intégrante de la présente résolution
finale.
Vive le syndicalisme révolutionnaire de lutte des classes
Vive le collectif CGT-B
Vive le SYNATEB
Pour le pain et la liberté, la lutte continue !
Fait à Ouagadougou, le 3 décembre 2011
01 décembre 2011
Préparation du 16ème conseil syndical
Le jeudi 1er Novembre 2011, le bureau national du SYNATEB s'est retrouvé dans son sièce sise à Gounghin pour finaliser les préparatifs du 16ème conseil syndical ordinaire. Ce conseil se penchera sur le thème: ''Quelles stratégies de mobilisation pour le renforcement des capacités politiques, organisationnelles et financières de SYNATEB''
Il aura lieu les 2 et 3 décembre 2011 à l'atelier théâtre burkinabé. Il espère regrouper 176 responsables syndicaux autour de ce thème.
03 janvier 2011
bureau exécutif du bureau national
Composition du Bureau National issu du 6ème Congrès ordinaire
Poste occupé dans le Bureau National Nom et Prénom
Secrétaire Général TRAORE Tahirou
Secrétaire Général Adjoint YAMEOGO François de Salle
Trésorière Générale SANDOUIDI Hélène
Trésorier Général Adjoint SAWADOGO Nicolas
Secrétaire à l’Organisation et à l’Information DIANDA Harouna
Secrétaire Adjoint à l’Organisation et à l’Information FORO Davy Constantin
Secrétaire aux Relations Extérieures et à la Solidarité DIOMA Tiambè
Secrétaire à la Formation Syndicale KABORE Raboudi Ali
Secrétaire aux Affaires Administratives et Pédagogiques OUEDRAOGO O. Patrice
Secrétaire Adjoint aux Affaires Administratives et Pédagogiques KABORE Kandegma
Secrétaire à la Presse et à la Communication OUEDRAOGO André
Secrétaire Adjoint à la Presse et à la Communication BATIONO B. Séraphin
Secrétaire à la Question Féminine ZOMODO Marie